Sable blanc du Sud, sable noir du Nord, tortues des Anses d'Arlet et fonds blancs de l'Atlantique — où aller, quand, et comment s'y garer, par une agence installée sur l'île toute l'année.
🇬🇧 Read this guide in English →
Les alizés soufflent d'est en ouest toute l'année : ils exposent la côte atlantique et abritent la côte caraïbe. C'est ce qui explique la différence entre deux plages distantes d'une demi-heure.
La Martinique tient dans 70 kilomètres du nord au sud, et pourtant deux plages distantes d'une demi-heure peuvent n'avoir absolument rien en commun. D'un côté une eau plate et tiède où l'on marche trente mètres avec de l'eau aux genoux ; de l'autre, une houle qui vous renverse et du sable noir brûlant. Ce n'est pas un détail : c'est la chose la plus utile à comprendre avant de choisir où poser sa serviette.
Ce guide est organisé par secteur, parce que c'est ainsi qu'on se déplace ici. Pour chaque plage : ce qu'on y trouve vraiment, comment y accéder en voiture, où se garer, et à quel moment de la journée y aller.
La Martinique est bordée à l'ouest par la mer des Caraïbes et à l'est par l'océan Atlantique. Entre les deux, les alizés soufflent en permanence d'est en ouest.
Conséquence directe : la côte caraïbe est abritée. L'eau y est calme, souvent transparente, la baignade facile pour tout le monde, y compris les jeunes enfants. C'est aussi là que le soleil se couche, face à la mer.
La côte atlantique prend le vent de face. La houle y est réelle, les courants parfois traîtres, et c'est elle qui reçoit les sargasses. En échange, elle offre ce que la côte caraïbe n'a pas : des plages immenses et vides, du surf, du kitesurf, et les fonds blancs — ces bancs de sable en plein océan où l'on se tient debout à un kilomètre du rivage.
Si vous ne deviez retenir qu'une chose : pour se baigner tranquillement, allez à l'ouest ou au sud. Pour voir quelque chose de spectaculaire, allez à l'est.
C'est la carte postale, et elle est méritée. Le sud de l'île, autour de Sainte-Anne et du Marin, concentre les plages de sable clair bordées de cocotiers et de raisiniers. Comptez une heure à une heure quinze depuis Fort-de-France par la voie rapide, un peu plus le samedi.
La plus célèbre de l'île, et la seule que tout le monde vous citera. Un kilomètre de sable blond en arc de cercle, des cocotiers penchés, une eau turquoise peu profonde. Elle est belle, elle est vraie, et elle est très fréquentée.
Le conseil qui change tout : venez tôt. Avant neuf heures, vous aurez la plage presque pour vous, la lumière est meilleure pour les photos et le parking est vide. À partir de onze heures, et surtout le dimanche, c'est le rendez-vous de toute l'île — ambiance familiale et joyeuse, mais plus du tout la même expérience.
Le stationnement est gratuit le long de la route qui longe la plage. Plus vous allez vers l'extrémité est, moins il y a de monde. Des snacks et des marchands de sorbet coco sont installés sur place.
À quelques kilomètres des Salines, mais dans un autre univers. On y accède par une piste en terre traversant une propriété privée, où une participation est demandée à l'entrée. La piste est cabossée mais praticable en voiture de tourisme si vous roulez doucement — évitez simplement les lendemains de fortes pluies.
Au bout : une longue plage sauvage, très peu de monde, aucun aménagement. La baignade demande un peu d'attention car l'anse est ouverte sur l'Atlantique et le ressac peut être marqué. Apportez votre eau et votre ombre, il n'y a rien sur place.
Sur la commune de Sainte-Anne, côté Atlantique. L'Anse Michel est le spot de kitesurf de l'île : même sans y toucher, le ballet des voiles colorées au-dessus de l'eau turquoise vaut le détour. L'eau est peu profonde, chaude, et le vent souffle presque toujours.
C'est aussi d'ici que partent les navettes vers l'îlet Chevalier, à quelques minutes de bateau. Accès par une petite route puis un chemin ; stationnement sur un terre-plein.
Plus au nord, sur la commune de Vauclin. Une plage longue, ventée, magnifique, et souvent déserte en semaine. Le chemin d'accès est rustique et le lieu n'est pas surveillé : c'est une plage de promenade et de contemplation plus que de baignade d'enfants.
Si vous ne deviez faire qu'un secteur, ce serait celui-ci. Quatre anses se succèdent sur la côte caraïbe sud, à environ 45 minutes de Fort-de-France, chacune avec son caractère. La route qui les relie est étroite et sinueuse, avec des vues qui justifient à elles seules le trajet.
Une large baie protégée, bordée de restaurants les pieds dans le sable. Eau calme, fond de sable, palmiers : c'est la plage familiale par excellence, et la plus pratique pour déjeuner sur place. Le stationnement se fait sur le parking à l'entrée du bourg ou le long de la route ; il sature en milieu de journée.
La plus photographiée de la Martinique, et vous la reconnaîtrez : le petit bourg de pêcheurs, l'église blanche en bout de plage, le ponton en bois qui s'avance dans l'eau turquoise. C'est ici que se font les plus belles photos de l'île.
C'est aussi l'un des meilleurs endroits pour observer les tortues marines. Elles viennent brouter les herbiers à quelques dizaines de mètres du bord, souvent le matin. Un masque et un tuba suffisent. Ne les touchez jamais et gardez vos distances : elles sont protégées, et une tortue dérangée remonte respirer en panique.
Deux anses jumelles séparées par un morne, reliées par un escalier, et pourtant opposées. L'Anse Dufour est un minuscule village de pêcheurs au sable clair, avec deux ou trois restaurants de poisson. L'Anse Noire, juste derrière, doit son nom à son sable volcanique noir, contraste saisissant avec l'eau turquoise — on y descend par un long escalier depuis le parking.
Les deux sont réputées pour le snorkeling et les tortues. Le parking, commun aux deux anses, est petit : arrivez avant dix heures ou prévoyez d'attendre.
Au nord de Saint-Pierre, l'île change complètement. Les plages deviennent noires, la végétation descend jusqu'à l'eau, et la fréquentation chute. C'est la Martinique la plus sauvage, à 1h15 environ de Fort-de-France.
Sable noir, eau claire, îlet La Perle posé au large, et la forêt tropicale qui arrive jusqu'au sable. Une rivière d'eau douce se jette sur la plage — les enfants adorent. Aménagée, ombragée, avec un parking : c'est la plus accessible du secteur.
Au bout de la route du Prêcheur, là où le goudron s'arrête. On laisse la voiture et on marche une quinzaine de minutes sur un sentier ombragé pour découvrir une plage de sable noir encaissée entre deux falaises. C'est le point de départ de la randonnée Couleuvre — Grand'Rivière, l'une des plus belles de l'île.
Attention : la route du Prêcheur est étroite et la baignade ici demande de la prudence, la pente du fond étant rapide.
Longues plages de sable gris-noir, peu touristiques, où l'on croise surtout des Martiniquais en fin de journée. Le Carbet est l'endroit où Christophe Colomb a débarqué en 1502 et où Gauguin a peint. C'est aussi un excellent secteur pour la plongée sous-marine : les épaves de l'éruption de 1902 reposent dans la baie de Saint-Pierre.
La presqu'île qui s'avance dans l'Atlantique, à l'est de l'île. L'Anse l'Étang est le spot de surf le plus connu de la Martinique, avec des écoles sur place. La plage de Tartane, dans le village de pêcheurs, est plus abritée et convient mieux à la baignade.
La réserve naturelle de la Caravelle occupe le bout de la presqu'île : deux boucles de randonnée, un phare, et une vue à 360° sur l'océan. Prévoyez la demi-journée et partez le matin, il n'y a pas d'ombre.
Ce ne sont pas des plages, et c'est pourtant l'une des expériences les plus marquantes de l'île. À un ou deux kilomètres au large du François, des bancs de sable blanc affleurent au milieu de l'océan : on y a de l'eau à la taille, en plein large, avec l'horizon tout autour. La plus connue est la Baignoire de Joséphine.
On y accède uniquement en bateau — les excursions partent du port du François et de Sainte-Anne. C'est la sortie à réserver si vous ne devez en faire qu'une.
Autant en parler franchement. Les sargasses sont des algues brunes qui dérivent depuis l'Atlantique et s'échouent sur les côtes exposées. Quand elles arrivent en quantité, elles rendent la baignade désagréable et dégagent une odeur forte en se décomposant.
Trois choses à savoir :
Elles touchent la côte atlantique, presque jamais la côte caraïbe. Le Vauclin, le Robert, le François, la côte est de Sainte-Anne peuvent être concernés. Les Anses d'Arlet, Grande Anse, le Carbet, l'Anse Céron ne le sont pratiquement jamais.
C'est très variable d'une semaine à l'autre. Une plage envahie un mardi peut être propre le vendredi suivant, au gré des courants et du vent.
Il existe un bulletin officiel. Météo-France Martinique publie des prévisions d'échouement — c'est la source à consulter avant de décider de sa journée, plutôt que les photos alarmistes qui circulent en ligne. Le bulletin est consultable sur meteofrance.mq.
En pratique, avec une voiture, le sujet se règle en vingt minutes : on consulte le bulletin le matin, et on bascule sur l'autre côte si besoin. C'est exactement ce que font les habitants.
Ne laissez rien dans la voiture. C'est la règle numéro un, ici comme partout aux Antilles. Pas de sac visible, pas de téléphone dans la boîte à gants, rien sur les sièges. Les parkings de plage isolés sont les plus exposés.
Il n'y a presque jamais de surveillance. Quelques plages sont surveillées en haute saison, la grande majorité ne l'est pas. Baignez-vous à votre niveau, surtout du côté atlantique.
L'ombre est rare et le soleil est vertical. Entre 11h et 15h, l'indice UV est parmi les plus élevés du monde. Parasol, tee-shirt anti-UV pour les enfants, et crème solaire — de préférence sans oxybenzone, qui abîme les coraux.
Attention aux mancenilliers. Ces arbres au tronc marqué d'une bande rouge sont toxiques : ne vous abritez jamais dessous, surtout par temps de pluie, et ne touchez pas leurs petits fruits verts.
Emportez de l'eau. Beaucoup de ces plages n'ont ni buvette ni point d'eau.
| Ce que vous cherchez | Où aller |
|---|---|
| La carte postale | Les Salines, tôt le matin |
| Nager avec les tortues | Petite Anse d'Arlet, Anse Dufour, Anse Noire |
| Avec de jeunes enfants | Grande Anse d'Arlet, Anse Céron |
| Être seul au monde | Anse Trabaud, Petite Anse Macabou |
| Surf et kitesurf | Anse l'Étang (Tartane), Anse Michel |
| Déjeuner les pieds dans le sable | Grande Anse d'Arlet, Anse Dufour |
| Du spectaculaire | Les fonds blancs du François, l'Anse Couleuvre |
| Un coucher de soleil | N'importe quelle plage de la côte caraïbe |
Les distances trompent en Martinique : 40 kilomètres peuvent demander une heure. Depuis Fort-de-France, en conditions normales :
| Destination | Distance | Temps réel |
|---|---|---|
| Anses d'Arlet | 35 km | 45 min |
| Les Salines | 50 km | 1 h à 1 h 15 |
| Tartane / Caravelle | 40 km | 50 min |
| Anse Céron | 45 km | 1 h 15 |
| Anse Couleuvre | 50 km | 1 h 30 |
Ajoutez trente minutes aux heures de pointe autour de Fort-de-France, le matin comme en fin d'après-midi. Pour le détail des routes et des pièges de circulation, voyez notre page conduire en Martinique.
Les Salines est la plus célèbre, et elle mérite sa réputation si l'on y va tôt le matin. Mais la Petite Anse d'Arlet, avec son église blanche et son ponton, est la plus photogénique, et l'Anse Couleuvre la plus spectaculaire. Tout dépend de ce que vous cherchez : calme, baignade facile, ou paysage.
Non. La côte caraïbe, à l'ouest, est abritée et la baignade y est facile presque partout. La côte atlantique est exposée à la houle et à des courants qui peuvent être dangereux : on y nage avec prudence, et certaines plages y sont plutôt des lieux de promenade. La grande majorité des plages ne sont pas surveillées.
Non, toutes les plages de Martinique sont publiques et gratuites. Seule exception fréquente : l'Anse Trabaud, où l'accès se fait par une piste traversant une propriété privée et où une participation est demandée pour l'entretien du chemin.
La Petite Anse d'Arlet, l'Anse Dufour et l'Anse Noire sont les trois meilleurs endroits. Les tortues viennent brouter les herbiers près du bord, le plus souvent en matinée. Un masque et un tuba suffisent. Il est interdit de les toucher ou de les poursuivre.
Consultez le bulletin de prévision d'échouement publié par Météo-France Martinique le matin même. Les sargasses touchent la côte atlantique et épargnent presque toujours la côte caraïbe : avec une voiture, il suffit de changer de côte pour la journée.
Dans les faits, oui. Les plus belles plages — Anse Couleuvre, Anse Trabaud, Anse Noire, Petite Anse Macabou — ne sont desservies par aucun transport régulier. Même les Salines demandent une voiture pour être rejointes à l'heure où elles sont agréables, c'est-à-dire tôt le matin.
Ces plages se rejoignent en voiture, et rarement autrement. Tarifs tout compris, assurance et kilométrage illimité inclus, livraison à l'aéroport et au port.
Voir les disponibilités & tarifs